Rodéo Protocole

« Rodéo Protocole », premier spectacle de la compagnie est l’élément déclencheur d’une envie commune de travailler, de créer, d’inventer des spectacles ensemble.

Le point de départ ? Un concours d’écriture proposé au sein des conservatoires d’arrondissements de la ville de Paris par le Théatre du Rond Point. Le concours n’est pas remporté mais une amitié est scellée et la décision active de faire vivre notre Rodéo se met en marche. Le désir d’un théatre rafraîchissant, jaillissant et explosif devient notre leitmotiv : créer un théatre en résonance pour le spectateur, sans le laisser sur le banc de touche. Nous voulons un théatre qui s’étonne de lui-même, qui détourne ses propres codes. Un théatre qui interpelle, qui n’a pas peur, un théatre que la vie nourrit.

Etre une jeune compagnie aujourd’hui, qu’est-ce que cela veut dire ? Derrière cette appellation marketing de la culture se cache une réalité matérielle que les plans B, la débrouille et l’ingéniosité viennent contrarier. Notre compagnie, non-subventionnée, s’illustre aussi par sa capacité d’adaptation aux différents lieux qu’elle rencontre, sa détermination à faire venir le théatre même là oû on ne le savait pas possible. Ainsi, les énergies de la troupe en collaboration avec d’autres jeunes compagnies, ont permis la « construction » d’un Festival de théatre dans un ancien garage de la porte de Clignancourt. Ce genre d’initiative devient notre cheval de bataille.

« Au point d’usure où notre sensibilité est parvenue, il est certain que nous avons besoin avant tout d’un théâtre qui nous réveille : nerfs et coeurs ». Antonin Artaud, le Théâtre et son double.